Après la pluie, le beau temps!

Les 4 saisons des bordeaux 2025

Un vin est toujours intrinsèquement lié aux conditions climatiques de son millésime. Et ceux du Bordelais n’échappent pas à la règle. Les châteaux ont eu chaud. Littéralement, car en août, le mercure a grimpé jusqu’à des températures vertigineuses dépassant les 40 °C. Si en 2024, elle avait dû mener une lutte constante contre l’eau, en 2025, la célèbre région française a dû affronter la canicule. Néanmoins, elle a relevé le défi avec brio, car nos papilles sont en effervescence à la dégustation du millésime 2025.

HIVER

2025 est analogue à 2022, avec une dizaine de jours d’avance sur le calendrier de croissance moyen des vignes. Un cadeau de l’hiver doux et sec. Le mois de mars n’est pas encore terminé que les vignobles fleurissent déjà.

PRINTEMPS

Le nouveau millésime s’annonce tout sauf tendu. Le risque de maladies est faible et la météo est clémente : les températures printanières sont en moyenne plus élevées que la normale, et les précipitations généralement inférieures. Une différence bienvenue par rapport au chemin de croix que fut 2024.

ÉTÉ

Juin donne le ton pour le reste de l’été : c’est le deuxième mois de juin le plus chaud jamais enregistré en France, après 2003. Juillet essuie juste ce qu’il faut de pluie pour une maturité optimale des raisins et une bonne préparation du sol avant la canicule du mois d’août.


Grâce à un été chaud et sec, les vignes livrent des baies d’excellente qualité. Résultat : une belle maturité phénolique et des tanins bien mûrs. Vers la mi-août, le mercure grimpe jusqu’à des températures vertigineuses dépassant les 40 °C. Les ceps souffrent de stress hydrique intense, ce qui ralentit la croissance des baies. Le rendement est donc nettement inférieur à la moyenne. La concentration des saveurs est en revanche des plus élevées.

Fin août, les règles du jeu changent. L’été long et sec se conclut brutalement par de fortes pluies qui perdurent jusqu’en septembre. Les précipitations sont accueillies à bras ouverts puisqu’elles permettent de ralentir la fabrication de sucres des raisins. En résultent des vins plus faibles en alcool que ceux des années précédentes.


Les vendanges commencent plus tôt que d’habitude. François-Xavier Maroteaux, copropriétaire de Château Branaire-Ducru, confirme qu’il s’agit des vendanges les plus précoces depuis 1989. Certains domaines vendangent même déjà les cépages des vins blancs secs en août.

AUTOMNE

Les vendanges touchent à leur fin avec la récolte dans les régions à moelleux. Grâce à la pluie tardive d’août, elles profitent d’un développement précoce de botrytis, ce qui assure équilibre et complexité. Pourtant, on s’attend à une offre 2025 restreinte en vins de botrytis en raison de l’absence de brumes matinales en septembre.